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L’équipement militaire

dimanche 1er mars 2009, par Agarwaën

Avec un bénéfice d’une quinzaine de manses, Arnoult appartient déjà au groupe de ceux qu’on appelle les milites, les soldats professionnels. Son domaine lui a été confié par l’abbé de Saint-Germain afin de pourvoir à son équipement et à son entretien. Grâce aux revenus de sa terre, Arnoult peut s’offrir un équipement de bonne qualité, quoique sans faste, et pourvoir à l’équipement plus modeste des quelques hommes de pied qui l’accompagnent chaque année lors de la levée des troupes. Notre vavasseur [1] peut également être qualifié d’equitus : comme tous les tenants d’un bénéfice de plus de douze manses, il a obligation de se rendre au ban équipé d’une épée, d’une broigne et d’un cheval, en plus de la lance, du bouclier et de l’épée courte que doivent posséder les soldats de statut plus modeste.

L’équipement défensif d’Arnoult se compose donc ainsi : sa principale protection de corps est un grand bouclier rond lenticulaire (scutum), composé de deux couches de lattes de bois couvertes de lin, équipé d’une manipule centrale et d’un umbo en forme de pain de sucre. Il se protège également grace à un haubergeon de mailles d’acier rivetées, connu sous le nom de brunia (broigne), complété par un casque de conception simple, une cervellière. D’autres protections de corps sont plus incertaines : il est certain que des grèves (ocreas) et des vambraces ont été utilisées, puisque certains textes y font référence. Par ailleurs, il est possible qu’une forme de protection capitonnée ait été portée sous la cotte de mailles : aucun texte n’y fait référence, mais certains indices nous laissent à penser que cette hypothèse doit être considérée.

Notre cavalier porte plusieurs armes. La plus commune est une lance (lancea ou hasta) d’environ deux mètres, équipée d’un fer long en forme de feuille de laurier et dotée d’une barre transversale à la base du fer. Il porte également deux épées différentes, pour deux usages très différents. La première, appelée spatha, connue aujourd’hui sous le nom d’épée viking, est une lame longue (90 à 100 cm) et droite, faite pour la taille : c’est surtout une arme de cavalier, qui permet de donner des coups puissant grâce à l’élan du cheval. La seconde, désignée sous le nom de semispatha dans les capitulaires, et une variété particulièrement longue du scramasaxe (65 à 80 cm), faite pour l’estoc : c’est une arme de fantassin, pour le combat en formation serrée (phalange), dont l’usage est similaire à celui du gladius romain.

  • Le bouclier
  • La broigne
  • Le casque
  • Le gambison
  • La lance
  • L’épée
  • Le langsax

Etat d’avancement de la réalisation

Pièce de costumeAvancementCommentaire
Bouclier 0 %
Broigne 80 % Acheté, élargir de 10cm devant et derrière. Brunir.
Casque 100 %
Gambison 100 %
Lance 100 % Brunir la hampe au brou, ajuster la douille (trop large)
Epée 100 %
Fourreau 30 % Gorges creusées, façonnage en cours
Langsax 100 %

Notes

[1] Vavasseur : de vassus vassorum, vassal de vassaux, titre ayant cours à partir de la période carolingienne qui désigne les échelons les plus modestes de la noblesse.

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